Ma première expérience de cuisine solaire a eu lieu ce week-end. Pour le four, je suis parti sur un prototype expérimental :
- Corps du four : un grand carton, un petit carton et une plaque de carton de récup’
- Doublage : laine de verre de récup’ + lambeaux de cartons
- Intérieur du four : Plaques offset (merci Papa qui travaille dans un journal) mais sinon ce serait papier alu
- Peinture d’une plaque offset avec de la peinture noire non toxique
- Tasseaux en bois pour réhausser la plaque noire et faire mieux circuler l’air
- Vitre du four réalisée en protège-cahier
- Colle réalisée avec de la farine, de l’eau et du sucre
- Panneaux en alu (les plaques offset collés sur le carton sont trop lourdes et se déforment)
- Maintien des vantaux avec du fil électrique de récup’
- Scotchage divers : scotch alu qui me restait et scotch orange (beurk pas beau)
- Cocotte en fonte récupérée au fond de la grange (à améliorer car la fonte ne serait pas idéale)
- Couvercle en verre sans soupape pour éviter la condensation (mais ça condense quand même)
Sur cette première photo, la plaque offset supérieure se décollait, je l’ai maintenue avec des pinces à linge. Depuis, j’ai remplacé la plaque par du papier aluminium (plus léger, du coup le fil électrique ne se tord pas !).
J’ai d’abord essayé de faire chauffer de l’eau, ça marchait. Pas d’ébullition mais très chaud ! (j’ai versé l’eau chaude sur des herbes indésirables, ça ne leur a pas plu !)
Ensuite, j’ai essayé d’enduire trois pommes de terre entières de beurre et je les ai laissées dans le four. Puis je suis parti voir le match ASM-Montauban. Quand je suis revenu, le vent avait rabattu les capteurs, donc rien n’a cuit, un coup pour rien. J’ai donc ajouté deux baguettes sur les cotés maintenues en deux points par du fil électrique afin de maintenir les réflecteurs latéraux à 20°, même par grand vent…
Le lendemain, temps ensoleillé garanti, aucun nuage dans le ciel, température exterieure prévue à 33°, voici la préparation test prête à cuire à 10h30 :
Phase de cuisson :
J’ai attendu 14h00 pour ouvrir ma préparation. La cuisson a donc duré trois heures.
Avant de retirer la cocotte, j’ai inséré un thermomètre allant jusqu’à 70° dans le four (je n’ai pas encore reçu mon thermomètre de cuisine…). Voici la réponse :
Je me suis équipé de deux maniques et j’ai emmené le plat dans la cuisine :

Miam, c'est cuit. Je l'ai posé sur la plaque induction parce que c'est très chaud mais je ne m'en suis pas servi !
A table :
Conclusion :
Cuisson impeccable, les pommes de terres sont gorgées de jus, les saveurs sont exceptionnelles, rien n’a attaché, ni brûlé. Je suis convaincu. Il y aura de plus en plus de sessions solaires !
Épilogue :
Le lendemain, temps couvert et venteux, orages prévus en fin de journée. J’ai lu qu’il suffisait de 20 minutes de soleil par tranche d’une heure pour que ça cuise. J’ai préparé la même recette à nouveau mais pour quatre personnes. J’ai placé deux briques à l’intérieur du four pour conserver plus longtemps la chaleur (repas prévu le soir) et j’ai recouvert le four d’une couverture à partir de 17h30 car il n’y avait plus aucun espoir de soleil. Comme le temps était plus que merdique, j’ai suivi régulièrement le soleil en faisant pivoter le four au four est à mesure.
Il y a eu beaucoup moins de condensation que d’habitude et j’avais peur que la cuisine soit complètement échouée.
Au final, les légumes étaient « al dente » mais fort appréciés. Pari réussi. Nos invités (Cloclo et Lily), convaincus, vont construire un four également.
Bibliographie :
Ce four solaire ainsi que le référenciel de connaissances solaires sont issus des sites suivants :






